Abidjan, les 4 et 5 juin 2025, un séminaire national s’est tenu au Centre National de Formation Judiciaire. Organisé par Abidjan Legacy Program en collaboration avec les ministères de l’Environnement, de la Justice, et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), ce rendez-vous crucial avait un objectif clair : renforcer les compétences des magistrats ivoiriens face aux défis environnementaux.
Le constat est sans appel. La dégradation de l’environnement en Côte d’Ivoire n’est plus une menace abstraite. Elle est tangible, quotidienne. Déforestation illégale, exploitation minière anarchique, pollution des sols, de l’air et de l’eau, les atteintes aux écosystèmes se multiplient, avec des conséquences graves sur la santé publique, la sécurité alimentaire et le climat.

Selon M. Abou BAMBA, coordonnateur de Abidjan Legacy Program (ALP), « une approche judiciaire stricte est indispensable aujourd’hui. La loi doit être un rempart contre la destruction de notre patrimoine naturel ».
Au cours de ces deux journées, des experts environnementaux et juridiques ont partagé leurs analyses. Les vingt-un (21) magistrats participants ont été sensibilisés à l’urgence d’une application rigoureuse du droit environnemental, afin de garantir une justice équitable et durable.

« Nous devons faire du droit de l’environnement un outil efficace de dissuasion, de réparation, mais aussi de prévention », indique Dr. Marcel DOUA du ministère de la justice.
Au-delà de la répression, c’est aussi une vision d’avenir qui se dessine, celle d’une économie verte portée par une gouvernance environnementale renforcée. Agriculture durable, écotourisme, préservation de la biodiversité… autant d’opportunités pour la Côte d’Ivoire, d’où une forte proposition de recommandation.
En formant ses vingt-un (21) magistrats, la Côte d’Ivoire franchit un pas décisif vers une justice environnementale plus ferme, plus éclairée au service d’un développement résolument durable.












